Que serait Lyon sans sa Fête des Lumières?

Les circonstances 2019 pouvaient faire craindre une annulation en bonne et dûe forme mais l'origine de cette fête pouvait bien nous protéger de toute atteinte sécuritaire... Elle fut donc maintenue et Lyon s'est transformée en une espèce de ruche fourmilliante encadrée par des centaines de gyrophares bleus, de barrières métalliques grises et autres soldats armés jusqu'aux dents (ou au béret) sensés rassurer une foule agglutinée, agglomérée qui cherchait parfois un peu désespérément à voir quelques lasers dans la nuit...

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J'ai donc troqué les bouchons humains devant les bâtiments (plus d'une heure de queue à chaque fois!) pour quelques bouchon (sans S) et autres lieux délectables.

Vendredi soir, nous avons opté pour un bistro japonais... parce que le resto japonais, ce n'est pas un resto à sushis, et non!

Quartier Guillotière, rdv chez Oto Oto pour un curry en bento ou un yaki-udon qui va bien...

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On est loin du riz et des sushis stéréotypés (et souvent dégueulasses)... avec pour finir une glace au sésame noir... et un resto "japonais" qui propose VRAIMENT des desserts et pas des boules coco, ben, c'est déjà bon signe (même s'il n'y avait pas de yokan!)...

Le truc en plus, c'est déjà la belle déco et

On peut manger dans des petites grottes, les kamakura!

Ambiance populaire des bistros Izakaya

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Le petit bémol restera peut-être la bière en canette...

japonaise, certes...

mais je préfère quand même une bouteille...

Tout petit bémol...


Samedi, après 13 bons kilomètres de déambulations (quand même!) dans un Lyon surchargé de badots,

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Nous avons trouvé refuge à la Croix-Rousse, véritable quartier diaboliquement gourmand...

Au café de la Crèche :

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 accompagné d'un cheddar à la Guinness et de micro-crottins de chèvre de la Fromagerie Galland

Un détour par la fresque des Canuts (trompe-l'oeil incroyable!) pour une balade apéritive et

on se réchauffe chez Daniel et Denise, histoire de prendre le temps, de ne pas être servis et expédiés dans un vrai-faux bouchon lyonnais au coeur de Saint-Jean... Ok, le bouchon, c'est convivial et un peu bruyant mais quand même... sachons en profiter un minimum... Une tête de veau, ça se déguste!

J'avais donc réservé pour cette occasion spéciale chez un MOF... Alors ok, c'est pas le bouchon à 15 euros... mais...

Bordel, cette tête de veau!!!!

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Clairement, ce week-end n'est pas idéal pour découvrir Lyon d'autant que la plupart des restos, salons de thé ne proposent que des "menus Fête des Lumières" a minima, qu'il faut faire des heures de queue pour gouter une brioche aux pralines, que les transports en commun sont ENCORE PLUS bondés...

On a quand même vu quelques lumignons briller au rebord des fenêtres et quelques fanfares ont couvert le vrombissement incessant de l'hélicoptère de surveillance en mode stationnaire tout l'après-midi et toute la soirée...


 

Mais pourquoi la Fête des Lumières?

Une première église dédiée à la Vierge est construite à Fourvière en 1168. Elle est ravagée lors des guerres de religions qui opposent catholiques et protestants (1562). Restaurée, elle accueille les voeux successifs des habitants et des échevins face aux épidémies. Le 8 septembre 1643, les édiles et conseillers municipaux de l’époque (le prévôt des marchands et les échevins), montent à Fourvière pour demander à la Vierge Marie de protéger la ville de la peste qui arrive du sud de la France. Ils font le voeu de renouveler ce pèlerinage si Lyon est épargnée. Ce voeu fut toujours honoré le 8 septembre.

En 1850, les autorités religieuses lancent un concours pour la réalisation d’une statue, envisagée comme un signal religieux au sommet de la colline de Fourvière. C'est le sculpteur Joseph-Hugues Fabisch qui réalise cette statue dans son atelier des quais de Saône. L’inauguration initialement prévue le 8 septembre 1852 est repoussée au 8 décembre en raison d'une crue de la Saône. Le jour venu, le mauvais temps va de nouveau contrarier les réjouissances : les autorités religieuses sont sur le point d'annuler l’inauguration. Finalement le ciel se dégage... Spontanément, les Lyonnais disposent des bougies à leurs fenêtres, et à la nuit tombée, la ville entière est illuminée. Les autorités religieuses suivent le mouvement et la chapelle de Fourvière apparaît alors dans la nuit.

Ce soir là, une véritable fête est née !

Chaque année désormais, le 8 décembre, les Lyonnais déposent des lumignons à leurs fenêtres et parcourent les rues de la ville afin d'admirer des installations lumineuses exceptionnelles.

Depuis 1999, la Fête des Lumières se déroule sur une durée de quatre jours.