J'ai l'impression que c'était il y a une éternité... Tant de choses ont changé depuis!

Mais je garde un très beau souvenir de mon séjour à Labège et j'arbore fièrement mon sac teint au pastel!

Et surtout, j'ai appris pas mal de trucs et ça, c'est toujours bon pour le cerveau!

Je garde espoir que la culture pourrait sauver le monde de son "pouvoir d'achat"

en plaçant le "pouvoir d'être" un peu plus au coeur de nos relations sociales...

Et du temps florissant du pastel en région toulousaine, pisseurs et bleu unique que l’on dit « parfait » car ne tirant pas vers le jaune ni vers le rouge. faisaient bon ménage... en pays de cocagne!

Cocagne :

Les « coques » ou « coquaignes » désignent des petits pains de pastel fabriqués dans le Lauragais en Midi-Pyrénées à partir du pastel, dont était extraite une teinture bleue. Elles firent la fortune de ce pays et lui donnèrent le surnom de Pays de cocagne.

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Ca me fait quand même penser aux boules de bouses que roule inlassablament le bousier...

Sinon, ça sent pas la bouse mais le foin!

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On utilisait un moulin à pastel pour broyer la plante

puis on façonnait des boules qu'on faisait sécher pour les conserver le temps d'en avoir assez pour préparer les bains de teinture

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Quand les cocagnes sont bien sèches et qu'on en a assez, on les réduit en poudre et on les met dans de l’eau croupie .

Ensuite, on paye des hommes pour uriner dans les cuves.

Seulement des hommes! et bien payés pour aller boire à la taverne... mais seulement de la bière et de l'alcool!

On les appelait des PISSEURS.

Ce délicieux mélange s’appelait des AGRANATES... Et donnait ce merveilleux bleu unique!

Comme quoi, il faut toujours mélanger des trucs improbables pour faire de belles choses!