Premier article Totem et Tattoo par ICI

On dit souvent que le tatouage est addictif et cette affirmation n'est certainement pas erronée... Mais le tatouage n'est pas frivole, le tatouage n'est pas anodin, d'autant qu'on nous le répète assez "c'est pour toute la vie"... N'en déplaise à certains, non, ce n'est pas un geste déraisonnable, irraisonnée et "rebelle". En tout cas pas pour ma part ; et les gens tatoués de mon entourage ne le font pas "comme ça". Chaque tatouage a une histoire intimement liée à notre ligne de vie. Non, nous ne gâchons ni ne blasphèmons notre corps... On y inscrit notre psyché.

Le tatouage est presque devenu banal... Il y a même un mouvement "no-tatouage" qui rassemble les personnes fières de ne pas porter de tatouage... Pour dire que c'est vraiment devenue un phénomène de mode qui suscite une réaction "anti" tout à fait... à la mode!

Il y eu le premier...

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transformé en arbre de vie...

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Puis Bambi et quelques papillons (aaaah, le tatouage sur les côtes... never!)

Qui relient mon centre sophro à mon arbre de vie...

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Puis

paquerette

J'ai inscrit cette boussole pas tout à fait "droite"

et mon animal totem (voir l'article) et à Lyon, j'ai inscrit ma "nouvelle" ligne de vie :

TATOUAGE 1

Elle est belle, elle est harmonieuse et sereine... J'inscris ma vie dans ce processus mais...

Merci à Imperial Tattoo d'avoir réalisé ce chemin.

 Et non, je ne sais pas encore s'il y en aura un autre...

Peut-être... Peut-être pas...

Tout tatouage n'est pas anodin... Mais n'est pas frivole, non...


 Et alors que je prépare cet article, je reçois un merveilleux podcast d'un médecin qui atteste de l'importance d'un tatouage dans une vie :

Juste deux minutes à réécouter...

Le tatouage, l'un des signes du diagnostic médical

Et le tatouage dit quelque chose de nos patients. Il nous aide à situer une personne dans une trajectoire de vie. Pour un soignant, lire ça est précieux car c’est significatif.

Le tatouage réveille l’amour de soi en se logeant là où il n’y avait plus de dignité. Tout à coup on adore l’endroit. On veut montrer à tous sa balafre. Bras, cuisse, hanche, le corps est un endroit qui peut être tracé ou retracé. Maintenant j’accueille cette partie de moi marquée parce que j’ai le sentiment de l’avoir confectionnée.

Parce que dans une vie humaine, comme dans la vie de ce patient, ou celle de cette lectrice dont je parlais et qui a vécu ce deuil, quantité d’empreintes et de traces s’inscrivent sur nos cuirs et dans nos cœurs sans qu’on le décide. Pas le tatouage.

"Ce qu’il y a de plus profond chez l’homme, c’est la peau", disait Paul Valery. 

Ce qu’il y a de plus profond chez le patient, parfois, c’est le tatouage.

Alors ne nous excusons pas d'être tatoué.e.s! Notre tatouage, c'est nous!